Comme je n’étais qu’un salaud, j’me fis honnête…
Les Vacances sont venues, et reparties, avec leur cortège de chaleur, de douleur, de fous-rires, de meurtre de chevelure, de sacrifice de ladite toison, de fin d’amour et de début de tant de choses.
Les Vacances sont venues et reparties, démesurément courtes, délirantes et bigarrées, grecques, bretonnes, enfermées ou à l’air libre, douces-amères, pleines de joie, de tension et d’espoir, d’intelligence et de coups-bas entre universitaires.
Cassons ce rythme trinitaire qui me vient si naturellement. Je ne sais pas si j’ai envie de tout raconter dans ce blog. A quoi bon raconter Hadrien, mon ami, mon tendre, qui n’a pas su ne pas me faire souffrir ? A quoi bon raconter la Bretagne, les macarons et les yeux bleus des marionettistes ? A quoi bon raconter un certain pique-nique dans un salon parisien ? A quoi bon, à quoi bon la conférence à Espalion et l’attaque de l’Aligot géant, à quoi bon la Grèce, la mer glacée près de Camaret, cette pièce enfumée où ils jouaient de la guitare en oubliant de se suivre l’un l’autre, le souvenir ému d’un Rémy qui reste pour moi l’autre vraie rencontre de Toulouse, l’autre vrai mec bien, le tango qui reste dans mes oreilles, bien des choses qui n’ont plus de sens et tant d’autres que j’ai comprises.
J’ai pas envie d’écrire tout ça. Et puis, ça t’emmerderait, cher lecteur, ne nie pas, je sens dans tes yeux comme une petite lassitude à l’écoute de ma mélancolie bloguienne.
Il est tant de sortir. Je veux aimer.
“Le seul bien qu’il me reste, c’est d’avoir, quelquefois, pleuré” (Musset)

Je suis sûre que ça vous est déjà arrivé.
Lui, en train de parler, heureux, parce qu’enfin, enfin il parle, il existe, et moi, heureuse, heureuse de le sentir en vie, heureuse comme jamais de le voir s’épanouir, heureuse de le voir grandir, et devenir l’être magnifique qu’il a toujours été.
Et il continue de parler.
Et, tout d’un coup, cette sensation de vacuité, là, dans la gorge, le coeur qui se met à battre, et cette douleur dans le coeur, exactement comme quand je te lis, Astrid, qui que tu sois, ou comme quand je faisais l’amour, avant lui, ce n’est pas incompatible. Cette douleur-là qui donne l’impression que tout va s’arrêter, le coeur en premier, que ma poitrine v, non, pas exploser, se petrifier plutôt, que je deviens une statue de sel, et le besoin incessant de me retourner, de crier, de courir, et de pleurer.
Et, surtout, l’impression que plus rien n’a de sens. Tu vois, Eglantine, ma douce, même pas besoin de bouquin, je suis forte, hein ? Me rendre compte que je suis dans un cube aux reflets rouges, mal assise sur un canapé bas de gamme, en train d’écouter des mots qui ne veule tout d’un coup plus rien dire, et épuisée, épuisée pour quoi ? La prépa, oui, bien sûr.
Est-ce que ça vaut vraiment le coup de tout abandonner, ou presque, pour ça ? Este-ce que ça vaut vraiment le coup de perdre mes connaissance, de perdre ma connaissance, de m’éloigner de mes amis, de risquer jusqu’à toi, mon amour, toi que je vois si peu que j’en oublie le goût de tes baisers, que je ne sais même plus quelle sensation c’est, te tenir la main dans la rue ? Est-ce que ça vaut le coup ?
Une larme, et cette douleur maintenant insoutenable dans la potrine.
Et puis, ma respiration qui se débloque, tout d’un coup, l’étau qui libère mon coeur, et cette douleur qui s’échappe, il ne reste plus rien, je me sens bien, enfin, et je souris. Bien sûr que ça vaut le coup. C’est magnifique, tout ça. J’aime, j’aime apprendre, j’aime tout ça. Je ne regrette pas.
IL ne reste plus rien.
Ah, si, tiens. La trace d’une larme dans le creux de mon sourire.
Tu es belle.
Ma douce, tu es si belle sur cette photo…

Vous êtes loins, Yann et toi, et j’imagine que si je parle tant de vous depuis ce matin, c’est que je veux vous rapprocher d’ici, de maintenant, vous qui êtes ailleurs, trop loin même pour pouvoir entendre le son de votre voix…
Alors je vous imagine, je vous regarde, je vous rêves, mes amis, mes anges, merci d’être là.
Je vous aime.
Caouette ! (non, c’est pas QUE du remplissage)
Bon, on voit rien du tout sur cette photo, mais j’ai quand même une tendresse toute particulière pour elle, parce qu’elle a été coupée en deux par mon parrain (le négatif), et du coup elle est carrée.
Et ça m’a donné une bonne raison pour l’embêter (gentiment, hein).
Oui parce que j’vous ai pas dit que si je vous abreuve de photos toutes neuves, c’est grâce au labo photo et à la journée gracieusement prêtés par mon parrain. Il est gentil mon parrain.
Et pis ça m’a fait plaisir, parce que en plus de mon parrain que je vois pas souvent j’ai revu cacahuette, la plus dingue des perroquettes. Qui soit dit en passant ressemble de plus en plus à un poulet plumé, mais ça, c’est une autre histoire. Et puis, vous savez quoi ? Un perroquet qui aboie, c’est perturbant. Un perroquet qui répond (correctement) quand on lui parle, c’est pire. Un perroquet qui fait les deux, c’est carrément flippant. J’adore cette bestiole *air ravi*.

“Moi, quand ch’rai grand, ze serai maître du monde…”

Et tu feras régner le chaos et la souffrance partout, sauf sur ta copine et tes amis, oui, on sait.
Boarf, moi m’en fous, j’fais partie de tes amis, et mon chéri aussi, alors, franchement…
*moment d’inquiétude*
Dis, tu comptes pas bannir les tiramisu au moins ?
Ni le nutella ?
Et les fraises ?
Et le kitsch ? (attention, j’ai pas dit le kirsh, bande de poivrots)
Et les yakitori ?
Et Higuma ?
Et les litchis ?
Et…
J’aime pas les titres. *bougonne*
Je ne sais pas s’il faut le dire, ça va casser le charme (entre autres), mais tant pis, nyark.
Sur cette photo, Yann est en train de se casser la gueule. Na, voilà, j’l'ai dit.
Non, ce que je dis pas, c’est que je suis méchante.
“Yaaaaaaaaaann ? Tu veux pas marcher en arrière ?”
“Mais la pente est à 45 ° !”
“Ben… Justement.”
Oui, parce qu’on était aux Buttes Chaumont, en fait. Mais je trouve que ça lui donne une allure sympa. Rha, c’que j’ferais pas pour une photo !
Merci d’être aussi patients, mes modèles-chéris, passés, présents, et à venir…

Oui, bon, on va pas en rajouter, sur les titres, non plus. Si ? Ah, bon.
Aucun rapport avec Yann, encore moins avec la photo, désolée.
Je voulais faire un coucou à la seule lectrice attentive de ce blog dont je n’aie AUCUNE photo (attention, ceci est un appel du pied). J’ai nommé, à force, vous devez le savoir, Astrid.
Astrid, la belle endormie, la belle qui s’ignore, nous ne sommes pas si différentes. C’est étrange d’écrire sur toi, car plus je te connais, plus je deviens Socratique : tout ce que je sais, ma foi, c’est que j’en sais rien. Chaque fois où presque que je te parle, tu parviens à me surprendre. Chaque fois que je te lis, je t’admire et je t’aime (le mot n’est pas trop fort, tu sais pourquoi) encore plus. haque fois que je pense à toi, le mystère s’épaissit.
Tu es brillante. Oui, je sais, c’est dur, la vie. Tu irradie. Et tu as ce perpétuel sourire un peu gêné sur les lèvres, comme si tu t’excusais d’être si belle.
Le courage nécessite la peur. La force nécessite la faiblesse.
Tu es forte.
Et, plus que tout, tu es courageuse.
Pardonne-moi d’avoir écrit sur toi. Ca me brûlait les doigts, c’est venu tout seul.
Je ne me relis pas.
Je clique.
C’est parti.

Nyark. (Ceci est une onomatopée visant à pallier le manque total d’imagination de l’auteur concernant ces [censuré] de titre.)

A là demandé générale … (oui, je sais, la demande générale se limite à une seule personne : Astrid, que je remercie par ailleurs d’être aussi attentive, contrairement à certains, et voilà-t-y pas que je me suis paumée dans ma parenthèse). Paf paf, pour ne pas plagier quelqu’un que j’admire. Reprenons.
Ceci est un scan de négatif, donc vous pardonnerez la médiocre qualité du truc, mais le négatif a beau être grain fin, quand on scanne une si petite chose, faut pas s’étonner. Pas eu le temps de dvelopper les photos cet aprem, c’est déjà bien que j’ai réussi à développer les négatifs, non mais.
Où en étais-je ?
Ah, oui.
Yann. Yann, désolée de te le dire, mais tu es BEAU. Tu es magnifique. Tu es l’ami dont on puisse rêver. Tu es la lumière noire de mes nuits blanche. Tu me donnes l’espoir quand je vais mal, tu confortes et tu rends plus intense mon bonheur quand il daigne me faire un signe.
Merci d’être.
(et merci de t’être prêté à la séance photo.)
Quant aux autres ? Ben j’espère que vous êtes bien accrochés, parce que je vais le faire grossir, ce blog !

