Joyeuses Pâques.

Jeudi 27 décembre, 2007 at 5:13 (Impression)

Les fêtes de fin d’année. C’est plus fort que moi, ça me laisse comme un arrière-goût amer dans la bouche.

D’abord, ça me rappelle que je ne suis plus une enfant. Bon, le Père Noël, je ne me souviens pas d’y avoir cru un jour, mais quand j’étais petite, quand j’étais petite, on avait des grandes fêtes, de grands sapins, et puis, plein de gens, plein de cadeaux. Au moins plein de pensées. Enfin, j’y croyais encore.

Et maintenant, maintenant mes tantes et ma grand’mère me donnent du fric, parce que “on savait pas quoi t’offrir”, et je n’ai pas de cadeau sous le sapin, sauf celui de ma mère. Alors, noël, vous savez…

ET puis, ça me souviens de Bhutto qui est morte, du petit voisin qui va être expulsé, de mon frère qui arrête de boire, de mon chat qui va mourir, de la haine, bref, de tous ces trucs joyeux. Même quand je suis heureuse, ben, je vois le type, rue Soufflot, qui dort emmitoufflé sur la grille du parking pour avoir un peu chaud, et je me demande à quoi ça sert de mettre des paillettes aux murs.

Et en même temps, je cherche avec avidité ces moments où j’ai l’impression que la vie est belle. Je revois un peu ma famille. Je cherche à leur faire plaisir, à trouver LE cadeau, le truc qui touchera. Parfois, j’y arrive, et je suis heureuse.

Mais…

Personne n’ayant encore trouvé la réponse, le jeu de l’article précédent est TOUJOURS en cours.

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Nous verrons.

Dimanche 9 décembre, 2007 at 6:43 (Brève, Impression)

 

(Navrée pour la qualité d’image, mais sans scanner…)

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Are you still that misunderstood ?

Mercredi 5 décembre, 2007 at 5:11 (Impression, un non gens !)

And if I have to write that shall be in that tongue of yours, that strongly whispering tongue, not made to understand, it seemed to me.  But now I know it is the one that best expresses your will, passion and love, your suffering and your hopes, and most of all the wonderful, unbelievable person you managed to be. You had the chance to receive power enough to become somebody. You became yourself, and that so different, I know you can see through my words all it means to me. To us.

You’re juste like that tongue : unknown, apparently cold, however so rich. You seem made for cynical trades, and you’re just a lullaby. You’re made for nonsense. For whole-sense.

You know that thing about the Box. I hope, better to say I know you feel in your heart the manual, with its unexpected lesson. No index. Just no index.

Let’s read out page after page, in this strongly whispering tongue, the one which expresses your will, passion and love, all that’s in your eyes, when you want to show it. No, rather when they want to see it, my irradiating light, my hurting sun.

Would you be near to me, you would see it in my eyes. You’re not, and however, however you feel it in that strange way of ours.

The power of living, the power of now, the power of will, and the destructive power of a burning flower who once rose up in an ice castle,  of an ice heart in a whole-burning world.

I still think we won’t ever stop this wonderful discovery of each other, of one’s other. Of my, of your other.

And if I had to write, that would be in that joyfully crying tongue that is so much of yours.

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Two peanuts are valking down the strasse.

Lundi 12 novembre, 2007 at 9:34 (Impression)

Elle m’a regardé et m’a dit en souriant d’un air quasi-extasié que ma vie sentimentale était pleine.

Je me demande bien où qu’elle est allée chercher ça. Ma vie tourbillonne follement, sans idées, sans logique, sans amour mais avec de la tendresse, de temps en temps.

Ma vie est vide de tout ce qui devrait la remplir, et ça donne des crises d’angoisse, ou de larmes, ou les deux, et personne vraiment là pour entendre. Je t’aime de tout mon coeur, Vincent, mais même toi. Tu peux pas tout entendre, c’est ça d’avoir pour amis ceux que l’on a aimés.

J’ai entendu l’autre jour trois mots, trois petits mots auxquels je ne m’attendais pas, et qui n’ont pas réussi malgré leur force à me soulager vraiment, parce que je ne sais plus ce qu’ils veulent dire. Parce qu’il faudrait l’entendre à nouveau, l’expliquer, le dire, le dire, le dire, ces trois petits mots incongrus, absurdes et beaux, et que je n’ai pas encore réussi à saisir.

Paumée, paumée, paumée. Pas aimée. Pas aidée.

Pourquoi est-ce que je ne me sens jamais si seule que quand je suis au milieu de la foule ?

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Parenthèse

Mercredi 7 novembre, 2007 at 10:07 (Impression)

Le fond de l’air est frais, et le soleil est pâle. Pourtant, c’est en t-shirt, et pieds-nus sur le carrelage glacé, que l’on a mangé dehors. Le vent nous a foutu la paix, un peu. On s’était cachés, il nous a pas retrouvés. Et puis, il y avait la môme aux grands yeux bleus qui courait partout, ça réchauffe, aussi. On avait pas froid. En novembre, à la campagne, on mange encore dehors. Et c’était pas dans le Sud.

Et puis, on a suivi la voie désaffectée, avec un TGV de six ans, et la gare au pluriel, avec vue sur le parcours de santé et le cimentière, j’ai toujours aimé ce genre de symbole à la con. Et puis, on a été au cinéma malgré le soleil, on a bu du bon vin, on a regardé le feu craquer.

Et on a retrouvé, juste un peu, le sourire.

Merci.

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C’est toujours pareil : les gens sont toujours à vouloir changer les socrières en princesses, mais jamais les hérissons qui piquent en hérissons qui ne piquent plus.

Jeudi 27 septembre, 2007 at 2:41 (Impression)

Y’a des moments, comme ça, où c’est un peu le bordel, et où je ressens le besoin de faire un grand vide.

En général, ça suit les moment qui suivent le moment où un homme que j’aimais a décidé qu’on ne s’aimait plus.

Ca devient n’importe quoi, je me laisse traîner dans mes désirs et dans ceux des autres, je me glisse sur la pointe des pieds dans la tendresse et l’amitié, et j’en oublie d’aimer, et j’en oublie d’être aimée, et j’en oublie de dire oui ou non, et je deviens lasse.

Et j’ai pas de raisons pour que ça s’arrête.

Et puis, il y a un moment, comme ça, où je vire tout d’un coup, sous n’importe quel prétexte, bon ou mauvais, encore que cette fois j’ai l’irresistible impression qu’il est bon. Où y’a quelqu’un enfin pour me donner le courage de vouloir au lieu d’attendre de vouloir.

Et puis, il y a un moment où là, comme ça, pouf, un nouveau début arrive en fanfare dans ma vie, comme un point d’interrogation ou un rayon de soleil, rayez la mention inutile ou pas, j’ai la flemme de chercher une métaphore intelligente.

Y’a un moment, dans ma vie, où j’ai l’impression d’avoir arrêté de chercher. Et même, peut-être, d’avoir trouvé ce que je voulais : de quoi ou plutôt de qui me perdre un bon coup, pour mieux me retrouver.

Et, juste, une bonne raison pour m’émerveiller d’un grain de sable.

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Questionnement métaphysique.

Jeudi 13 septembre, 2007 at 6:46 (Impression)

Vous inquiétez pas, ce texte ne parlera ni d’ousia, ni d’alétheia. On en mange déjà trop.

Bref, donc, derrière ce titre terrifiant (dites-moi que c’était terrifiant, s’youplaît, je fais mes débuts dans la terrifiance…) , se cache une question complètement débile, mais qui me titillonne depuis que j’ai l’âge d’ouvrir un livre d’images, c’est vous dire si ça remonte à avant la maternelle.

Bon. Vous connaissez Arcimboldo ? Mais si, vous connaissez. En plus, il y a une expo sur lui en ce moment au Sénat. Bref, petite image pour rafraîchir la mémoire aux non-entravants qui me lisent par millions (chacun ses fantasmes, y’en a bien qui triquent sur Ulm…).

Et comme je suis gentille, je vous mets le lien Wiki en plus, pour les flemmards. “Mer-ci-A-spho !”

C’est bon, vous situez ? Bref.

La question, la voilà : mais comment il a pu avoir cette idée saugrenue ? Non, je veux dire, unMilanais, au seizième siècle, qui dessinait magnifiquement bien…

Oui, mais dessiner des gens, avec des fleurs, des fruits, des livres ?! Comment il a pu penser à ça !

En fait, je me pose la question pour chacune de ces trouvailles délirantes et géniales, ces coups de génie qui semblent sortis de nulle part, qu’on n’explique pas, qu’on ne comprend pas, et qui nous fascinent encore, des siècles, des millénaires plus tard.

Si j’ai choisi Arcimboldo, c’est tout simplement parce que ce peintre-là, je le connais depuis que j’ai, quoi, deux ans, et que c’est peut-être le premier pour lequel je me sois posée la question. Comment ? Les surréalistes se posaient la même question, au sujet du même peintre. Comment ?

La question, c’est surtout, comment font-ils tous, pour avoir des idées ? Ma tête bouillonne, et c’est du recyclé. Pas un mot personnel, juste des livres, des auteurs et des idées déjà entendues, mêlées et resservies à ma sauce. Je suis très douée pour ça. Culinairement aussi.

Ce crumble aux figues, d’ailleurs… Hum, bon, aucun rapport.

Je vous admire. Vous, mes amis, mes nombreux amis qui savez avoir des idées. Je ne sais que réécrire.

Edit. : Aujourd’hui, on a trouvé mon blog en cherchant “photo de blanche neige en jarretelles” . Juste quand je croyais que plus rien ne pouvait m’étonner.

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De l’inattendu au café noir : amer, et sucré.

Jeudi 30 août, 2007 at 5:11 (Impression)

Phrase notée sur un carnet, là, par hasard : “Le cortège déjà presque funèbre et les cadeaux qui n’en sont pas, la tendre vacherie des mots de désamour, le manque de caresses et la vie qui s’en va, et le sourire caressant de la vieille qui s’enterre sans oublier d’emmener les autres avec elle”.

C’est définitif, ma grand-mère est une vieille peau. Elle aime à faire mal, elle aime à dire du mal, elle aime à faire souffrir de façon raffinée.

Aller la voir, c’est un peu comme renoncer à sa vie, l’espace de quelques heures aller s’enterrer dans un lieu où même les battements de coeur se font discrets, où l’on enrubanne les douleurs de thermolactyl Damart, et où les rideaux sont fermés, de peur que le soleil ne rentre et ne fasse passer la couleur des murs, déjà si vieux qu’ils en ont oublié qu’ils avaient une couleur.

Aller la voir, c’est surveiller chacun de ses mots, chacun de ses gestes, et supporter ses instultes discrètes, ses points d’acide avec un sourire indulgent.

Je déteste ça, aller la voir. C’est tellement moche, cette vie à faire le mal, non, à faire le médiocre.

Et puis, parfois, on ne sait pas trop pourquoi, il y a des moments de grâce. Celle qui s’acharne au pire soudain donne le meilleur. Aujourd’hui, entre les saletés coutumières, il y a eu un moment comme ça.

Non, mamie, je n’ai pas besoin de ton argent. Et la petite vieille de sortir de son sac à main un pendentif. Un petit pendentif bleu, tout simple. Elle l’a depuis des dizaines d’années. Le seul souvenir, du seul voyage (de 24 heures) qu’elle ait jamais fait, hors celui des camps. Une bague, qu’elle avait fait monter sur une chaîne. Voilà qu’elle me le tend. “Tu aimes la Grèce. Ca, c’est la Grèce. Garde-le, ma chérie.”

Un cadeau. Un vrai cadeau, pas un chèque ou des billets, non, quelque chose qui veut dire pour elle. Quelque chose qu’elle a chargé d’un peu de sa vie et de son amour, que je croyais desseché depuis si longtemps. Elle ne m’en avait jamais fait avant, de vrai cadeau. Une babiole, mais voilà, cette babiole-là, c’est la preuve que derrière la vieille peau, ma grand’mère n’est pas morte depuis tout ce temps. Ou pas totalement.

Et en même temps, qu’est-ce qu’elle peut être méchante…

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Vous me croiriez, si je vous racontais ma journée ?

Dimanche 22 juillet, 2007 at 8:47 (Impression)

Il y a la perroquette lesbienne et dépressive, réclameuse de bisous, qui danse le French Cancan en se plumant le torse.

Il y a la tortue mécontente qui poursuit le chien dans tout le jardin, parce que le morceau de banane pourrite, il était à elle, merde, quoi.

Il y a trois heures de sommeil, en tout et pour tout.

Il y a ces gens qui se disent sans m’avoir vue qu’on ne doit pas me draguer souvent.

Il y a ceux qui me draguent à 8h du mat dans une gare déserte alors que j’ai tellement l’air d’un cadavre.

Il y a les chats qui se coalitionnent pour des attaques-câlins en règle.

Il y a, là, maintenant, tout de suite, des larme séchées qui me tirent les yeux, de soulagement, de tendresse, d’amour, de tension, de lucidité, aussi, un peu. Mais surtout d’amour.

Il y a un train qui m’attend.

Il y a des catacombes aussi.

Il y a le poulet plumé de tout à l’heure qui demande, d’un air mélancolique, si “Faby va revenir”, avant de saisir avec des délicaterre de vieille fille anglaise entre ses pattes plus puissantes qu’il n’y paraît un bout de melon et de le goûter d’un air circonspect.

Il y a le chien qui vient se coucher quand un oiseau lui dit de le faire.

Il y a aussi, plus rarement, un moineau dans la maison, qui pique les graines au perroquet.

Il y a le souvenir rare, déjà presque enfoui dans ma mémoire et pourtant tellement vivace, d’odeurs, de vent violent et marin, de pierre blanche et brûlante et d’une nuit mémorable où je me suis retrouvée habillée dans la mer.

Il y a l’attente, l’attente mordante, brûlante, blessante.

Il y a une fin à ce texte, mais je ne sais pas quand.

Il y a la sensation bizarre, agaçante et fugace, d’avoir sur le bout de la langue quelque-chose d’oublié.

Il y a la mélancolie, qui, comme la nostalgie ou les coups de soleil, ne fait pas mal pendant, mais fait mal le soir.

Ah, Barbara, quelle connerie, la guerre…

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Les gens sont fous.

Mardi 29 mai, 2007 at 7:05 (Impression)

Oui, je sais, c’est pas une découverte.

Approchez, approchez, c’est l’heure de l’article qui dénonce. Ouais !

Dites-le moi franchement : est-ce que j’ai l’air mal dans ma peau ? (Oui, ceci est directement pompé sur Desproges. Le début, pas le fait que je serais mal dans ma peau.)

Non, parce que il paraît que je le suis. Mal dans ma peau, s’entend. C’est un type, qui a dit ça à un autre type, bref, c’est une histoire de mecs. D’homme [blam, blam].

Nous disions ? Ah, oui, que je suis mal dans ma peau. Moi, techniquement, j’m'en fous un peu, pour ne pas dire que je m’en fous totalement, qu’on me croie mal dans ma peau ou pas.

Sauf que voilà, c’est comme pour les fringues, là je crois qu’il y a une légère forme de toute petite injustice ordinaire, et douloureuse à certains au point que je connais des gens, et c’est vrai, et c’est pas une blague, qui se bourrent la gueule au taillefine fizz en croyant que ça va les faire maigrir, alors qu’il suffirait qu’ils comprennent qu’ils sont beaux comme ça pour être beaux.

Les gens sont fous.

Et puis, j’aime pas les injustices. Cette injustice-là, celle qui fait pas la différence entre un black, un beur, un blanc, un bonobo, un perroquet, mais alors par contre un gros c’est pas des gens comme nous, j’en ai trop souffert, à l’époque où oui, c’est vrai, j’étais mal dans ma peau, parce qu’on avait réussi à me convaincre que j’étais pas un “gens comme nous”.

Soit dit en passant je suis toujours intimement persuadée que je suis pas un gens comme eux, mais c’est une autre histoire.

Revenons à nos moutons, euh, à nos vaches. Ce type, donc, croit que je suis mal dans ma peau. C’est quen vous comprenez, il m’a vue mal à l’aise, je vous passe les détails de toute façon tout le monde les connaît. Quand j’ai le cul entre deux chaises et que je ne sais pas quel mensonge je dois dire, la plupart du tempe, j’ai la fâcheuse habitude de ne RIEN dire, justement, plutôt que faire une connerie.

Un être humain normal (c’est-à-dire qui rentre dans un 38, voire un 36 selon Pimkie), on prend ça pour de la timidité. C’est mignon, la timidité.

Un gros, parce que grosse, je le suis (non, Julio, c’est pas du misérabilisme : je m’aime comme ça, alors fais pas chier), un gros, disais-je, c’est pas de la timidité, c’est forcément du complexe. Parce que tout le monde le sait, une fille grosse EST mal dans sa peau, tout comme une sardine est à l’huile, et si elle l’est pas (la fille grosse, mal dans sa peau, tout comme la sardine, à l’huile), ben elle devrait, parce que franchement t’as vu sa gueule ?

Rien ne le fera changer d’avis, ce type que seul l’espèce de respect que j’ai pour un mec au demeurant intelligent, sympa et humain, ce qui me fait trois bonnes raisons de bien l’aimer, finalement, outre qu’il est le père d’un homme [blam, blam] admirable, ce qui fait quatre, ce type que seule la sympathie à toute épreuve que j’ai pour lui, assez curieusement, m’empêche de traiter de triste imbécile.

Pourtant, je l’ai dit, ce n’est pas un imbécile, ce mec. C’est un type avec tout plein de qualités. Alors ? Pourquoi ? Pourquoi, depuis le jour où il m’a vue, est-il si inoxydablement persuadé que je suis mal dans ma peau ?

Par principe.

Vous savez, le plus con dans cette histoire ? C’est que, quoi qu’il arrive, il sera toujours persuadé que je le suis, mal dans ma peau. Soit je serai mal à l’aise à nouveau en sa présence, en vertu d’une mauvaise habitude que j’ai de ne pas supporter d’être classée dans une case qui ne m’appartient pas de façon définitive, auquel cas c’est bien une preuve, ça, non ? Soit je serai à l’aise, plus belle que jamais, plus souriante, virevoltante et seductrice que jamais, et ça, ça montre bien que j’exagère, que je cache sous des dehors exubérants un vrai mal être bien caché.

Je trouve ça triste. Pas pour moi, moi, vous savez, je suis heureuse, j’ai un homme qui m’aime, on se retourne sur moi dans la rue avec des regards d’admiration et j’ai eu 13 en géo au KB [ouais, j'ai réussi à le caser ! Yess !]. Non, je ne suis pas triste pour moi. J’ai ma p’tite monnaie.

Non, c’est triste pour ce malheureux trop attaché aux apparences, et qui cache en dénonçant les kilos des autres sa vieillesse qui se pointe doucement, insidieusement, et qui pourrait faire de lui un homme plus séduisant encore qu’il ne l’est déjà, si seulement il l’acceptait.

Parce que celui de nous deux qui met du maquillage, m’sieur, c’est pas celui qu’on croit.

Pour conclure un article déjà si long que personne ne le lira, mais c’est pas grave, il m’est sorti de la tête où il mijote depuis que j’ai appris la chose, c’est-à-dire depuis longtemps, ben je dirais que finalement, je dénonce pas grand chose, dans cette histoire.

Je constate seulement qu’il y a des gens qui se trompent de plaisir, tout comme il y en a qui se trompent de colère, disait Senghor, avec mansuétude paraît-il.

Le plaisir, mon ami, le véritable plaisir à vivre, il est quand on arrête de se comparer aux autres pour les regarder vraiment.

On finit par découvrir des trésors.

Si, si, j’te jure.

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