Remarques sans intérêt.
Et tandis que mon vocabulaire néerlandais augmente de façon exponentielle, que je m’endors sur mes versions de latin et que définitivement, Heidegger (et Pets) c’est pas mon truc, mon blog est cherché par des gens mentalement dérangés qui parlent en vrac de :
- “mort de ton amour quoi veut dire” (moi pas causer france bien comme toi)
- “moi je l’aurais déja fait de me quitter” (tiens, c’est marrant, moi aussi)
- “DOMINA MAGAZINE” (Damned, c’est donc vrai que ça fait venir des visiteurs ?!)
- “comment les carpes respirent par ou?” (Mais qu’est-ce qu’ils ont tous avec les poissons ?)
- “c’est comment quand tu bandes” (Velpeau ?)
Je m’en lasse pas. Les statistiques de blog, c’est ça, la vraie poésie absurde, mes enfants.

36-15 Domina et le magazine Fais-moi mal avec un article vous présentent La Prépa pour Les Nuls #11
Bon, c’est pas qu’il est tard, mais… je vous dois depuis des mois un n’article sur le principe très Khâgneux (un épithète Homérique ? Khâgnistotatos ?), bref, sur le principe assez préparationnaire de scène Domina-Nutrix.
Elle est de retour, la voilà, elle est belle, elle est grande, c’est la rubrique de La Prépa Pour Les Nuls ! (Ouf, fait une bonne partie de l’auditoire, soulagée d’être délivrée des zétats d’âmes de l’auteuse, et de voir enfin des jolies filles en photo, vous cachez pas, j’vous ai vus.)
Oui, donc, bon, commençons, une fois n’est plus coutume, par une photo d’une scène domina-nutrix en plein, euh… déroulement.

Pas besoin de vous présenter les deux victimes (“Je ne vais pas vous faire l’injure de…”), que votre serviteuse (j’emmerde la grammaire française (je crois que j’ai un problème avec les parenthèses, faudrait que je fasse quelques siècles d’analyse pour comprendre (enfin, avec un peu de chance))) a prises, si j’ose dire, dans un sordide hôtel de Tolo, à l’improviste.
La scène Domina-Nutrix, donc, eh bien, comme son nom ne l’indique pas mais la photo si, si vous êtes férus de tragédie classico-zénobienne, ben en théorie, c’est la Nutrix qui maîtrise. Na. C’est quand même pas toujours la Domina qui va prendre les coups de fouets, et puis, n’en déplaise à Deleuze, si c’est toujours le psychanalysé qui prend les coups, ça vaut pas de tuer le paternaliste (ou la maternaliste, chuis pas sectaire) un bon coup. Je sais pas si vous me suivez, pour ma part, ça fait un bon bout de temps que j’essaye plus de comprendre.
Je parlais de quoi ? Ah, oui, la scène Domina-Nutrix. Ouais,donc, c’est assez simple : la Domina est emmerdée, parce que elle est Dominée, par une Passion, une Promesse, un Type avec une grosse Epée, bref, peu importe, hein, ça c’est comme veut le scénariste, si tant est qu’il ne soit plus en grève, ce salaud de nanti qui prend tous les z’américains séritéléphages.
Donc, la Domina est emmerdée. Elle esplique à la Nutrix, qui n’avait rien vu, bien qu’elle eût élevé la Domina et qu’elle passât un nombre confortable d’heures quotidiennes en sa présence. Si elle esplique pas, la Nutrix se verra obligé d’employer la manière forte, cf fig.1.
Bon-sang-mais-c’est-bien-sûre alors la Nutrix, on n’a qu’à [insérer plan foireux ici].
Et c’est parti, votre tragédie est en chemin, y’a plus qu’à développer pour voir jusqu’où ça mène la Domina, pendant que la Nutrix se marre un bon coup en essayant d’avoir l’air désolé (et une séance chez la Domina en moins, c’est Masoch qui va être tout triste).
Et pour le reste, attendez Zénobie, elle sait mieux que moi.
Interrogations écrites.
Faut-il exterminer les cafetiers ? Un quatrième Reich est-il à craindre ? Peut-on nationaliser les Alliés ? La Rive gauche de la Canebière est-elle plus jolie que la droite ? Microsoft est-il ou non de mèche avec les Templiers ? Malbrough s’en va-t-il vraiment en guerre ? Quand est-ce qu’on mange ? L’accent anglais est-il un gage d’intelligence ? La Cigale ou la Fourmi ? La Gauche ou le parti Socialiste ? Le grand Soir est-il pour ce midi ? Peut-on dire qu’attacher n’est pas tromper ? Est-il vraiment l’heure du crime ? Ainsi font-elles les petites marionnettes ? Qu’est-ce que le concept platonicien de baliverne ? Trois fois rien, est-ce déjà quelque chose ? Si je suis, est-ce que je pense ? Nikita et Leonid ont-ils eu une descendance ?
Tu veux une baffe ?
Two peanuts are valking down the strasse.
Elle m’a regardé et m’a dit en souriant d’un air quasi-extasié que ma vie sentimentale était pleine.
Je me demande bien où qu’elle est allée chercher ça. Ma vie tourbillonne follement, sans idées, sans logique, sans amour mais avec de la tendresse, de temps en temps.
Ma vie est vide de tout ce qui devrait la remplir, et ça donne des crises d’angoisse, ou de larmes, ou les deux, et personne vraiment là pour entendre. Je t’aime de tout mon coeur, Vincent, mais même toi. Tu peux pas tout entendre, c’est ça d’avoir pour amis ceux que l’on a aimés.
J’ai entendu l’autre jour trois mots, trois petits mots auxquels je ne m’attendais pas, et qui n’ont pas réussi malgré leur force à me soulager vraiment, parce que je ne sais plus ce qu’ils veulent dire. Parce qu’il faudrait l’entendre à nouveau, l’expliquer, le dire, le dire, le dire, ces trois petits mots incongrus, absurdes et beaux, et que je n’ai pas encore réussi à saisir.
Paumée, paumée, paumée. Pas aimée. Pas aidée.
Pourquoi est-ce que je ne me sens jamais si seule que quand je suis au milieu de la foule ?
Parenthèse
Le fond de l’air est frais, et le soleil est pâle. Pourtant, c’est en t-shirt, et pieds-nus sur le carrelage glacé, que l’on a mangé dehors. Le vent nous a foutu la paix, un peu. On s’était cachés, il nous a pas retrouvés. Et puis, il y avait la môme aux grands yeux bleus qui courait partout, ça réchauffe, aussi. On avait pas froid. En novembre, à la campagne, on mange encore dehors. Et c’était pas dans le Sud.
Et puis, on a suivi la voie désaffectée, avec un TGV de six ans, et la gare au pluriel, avec vue sur le parcours de santé et le cimentière, j’ai toujours aimé ce genre de symbole à la con. Et puis, on a été au cinéma malgré le soleil, on a bu du bon vin, on a regardé le feu craquer.
Et on a retrouvé, juste un peu, le sourire.
Merci.