Merci. Merci.

Dimanche 22 avril, 2007 at 8:19 (Brève)

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Retrouvailles.

Mercredi 11 avril, 2007 at 6:12 (Impression)

Je viens de refaire connaissance avec une sensation que j’avais oubliée.

Les fenêtres étaient grandes ouvertes. Les rideaux qui flottent dans l’appartement. Une porte qui claque, la flemme d’aller voir, je m’en mordrai les doigts, mais tant pis. Les rires des enfants qui réapprennent à jouer dans la cité. Le soleil qui rentre à flots.

Philippe, mon ancien prof de musique et accordeur préféré, vient de partir. Il a passé l’après-midi pour réaccorder une machine que je ne touche plus depuis des mois,  parce que… parce que.

Et puis, plus personne. Enfin, si, ma mère, à l’autre bout de l’appart, en train de faire tourner une lessive.

Alors, cet élan. J’ai enlevé mes chaussures, et puis, jambes nues, pieds nus, j’ai mis les orteils, doucement, timidement, amoureusement sur la pédale, j’ai caressé les touches.

Oh, bien sûr, je ne sais plus jouer comme avant. Mais mon piano m’a répondu. La mécanique extraordinaire a eu l’air de soupirer, de me dire “enfin”, de respirer, et elle m’a emmenée, et, malgré les fausses notes, malgré mes doigts qui ripaient, malgré mes mains qui tremblaient, ma vieille pédale qui grinçait, j’ai eu envie de pleurer de bonheur en entendant mon piano gémir ce vieil air mélancolique de Satie, entre les rires des enfants, le bruit du vent, la poussière de soleil, quand je l’ai senti me souffler au visage, m’insufler la mélodie dans le corps, quand j’ai senti sous mes orteils nus la pédale faire respirer mon piano, lui donner cette énergie, ce mouvement, faire battre son coeur, et la gnossienne qui revenait, comme un petit miracle.

Il y a des moments magiques.

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I have no question but I shure have excuses…

Jeudi 5 avril, 2007 at 4:42 (Impression)

Je sais, je sais, Mathilde, cet article va te faire chier, alors passe tout de suite.

Hadrien, mon ange, mon indéfinissable (moi aussi, du premier coup), mon rêve éveillé, tu me manques. Mon amour, il ne se passe pas une minute sans que mon regard se trouble et que j’entende comme ta voix, que je sente comme ton odeur, et comme un frisson presque de douleur à force de t’attendre.

J’ai l’impression de faire de l’exhibitionnisme en parlant de toi ici, de faire chier le monde, de dire des choses qui n’ont rien à faire là, mais voilà, je calcule rarement quand j’aime, et il se trouve que justement…

Et puis, voilà, j’ai jamais été rationnelle. J’ai besoin de dire que je souffre du syndrôme de l’amoureux absent : comme une bras en moins que je sentirais trop malgré son absence, toi, j’ai mal juste à l’endroit où tu devrais être, j’ai mal contre moi, tout contre, et à ta place c’est un grand froid, qui a juste ta forme.

J’ai besoin, parce que ça me ronge le ventre, de te dire que je t’aime, et que tu es loin, et que j’ai beau être malade, épuisée, et avoir des vertiges à force de ne pas manger, dès que je ferme les yeux, je sens tes baisers.

Tu me manques, petit con.

On a pas idée d’habiter si loin.

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Bouffe, Champagne et Cocottitude, La Prépa Pour Les Nuls #8

Jeudi 5 avril, 2007 at 4:33 (La Prépa Pour Les Nuls)

Profitant d’un joyeuse après-midi de nausée, l’au[khoff koff]teuse de ce blog se permet d’y écrire, une fois n’est pas coutume.

Sortez donc vos stylos et vos feuilles de cours, voici un cours sur la Camille, aussi appelée “Bloody Witch”, “Cocotta Imperatoris”, “Mulier Saga” et autres joyeusetés.

La Camille, appelons-là par son nom d’absence de baptême pour simplifier, est une créature hybride, mi-humaine, mi-athée, mi-de gauche. Bref, une créature atroce, inimaginable.

Selon une légende immémoriale, la Camille aurait lors de sa première rencontre avec Soeur Angélique juré dans un regard machavélique de la pervertir avant la fin de l’année. Ce à quoi notre Frigid Nun adorée aurait répondu d’un air blasé “M’en fous, moi je vais te CONvertir.” Votre serviteuse attend impatiamment le moment où les deux y arriveront, ouaf, ouaf, bref, c’est aps la question.

Inutile de dire, donc, que sous couvert de duègne-espagnolitude, la Camille n’a ab-so-lu-ment aucune moralité. L’auteuse de ces lignes elle-même assista il y a peu à une négociation fort rondement mené où notre Sorcière négocia à un Empereur en puissance le château de Chenonceau pour… mettons, pour le prix d’un sourire, car il y a des jeunes filles qui nous lisent, se valant du même cous le surnom immémorial de Cocotta Imperatoris, dont elle ne se départit plus depuis.

Malgré ses velléités de rédemption, confer un certain serm-euh, une certaine conférence sur la grâce, il y a quelques mois, l’âme de notre Cocotte semble donc définitivement perdue, pour le plus grand plaisir de votre serviteuse, qui se sent déjà moins seule.

La Cocotte amoureuse, donc, nous doit/devra {à mettre à jour sous peu} un toast au champagne, mais sans Mallarmé je vous prie, faut pas déconner.

Pour conclure, et comme il est désormais d’usage, mettons une photographie de la Camille dans son environnement naturel, à savoir la contrée inhospitalière d’Ellelgëh :

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