“I lack the reason why I should be so confused”
Je devrais parler de cette semaine.
Juste pour la vivre, encore un peu.
Juste parler de ton odeur, de cette odeur que je sens par coeur et qui me suis encore, pour le moment, qui me suit de pièce en pièce, de couloir en couloir, qui s’accroche à ma peau, encore et encore. Puis qui va disparaître, mais que je sentirai toujours. Encore et encore.
Juste parler de ce moment au goût de larmes, de ce moment indéfinissable au goût de miel, de cette lumière qui te dessinait et de ton regard. Juste parler de mon souffle qui s’est coupé quand tu m’as dit… Et ces mots, que j’entends partout, qui me suivent, encore, et encore.
Juste parler de ton sourire qui s’accroche à mon cou, que je porte en trophée, qui fait briller mes larmes et mon manque de toi, et que je vois, encore et encore.
Je devrais juste te dire que je t’aime.
Ou que tu me manques.
Je devrais dire que Toulouse, c’est beau, que ça a des airs de ville Toscane, et qu’on y trouve des sandwichs vachement bons, des Jean, euh, des gens marrant, des crèpes ratées mais avec de la manzana dedans, des charbons éclatés et des rires stupides, des conducteurs de bus fiers de leur ville et chapeau-phobes, des petites vieilles qui devraient se blaser un peu, des Guitar Heroes (plus ou moins Zeroes, d’ailleurs, mais je peux pas causer parce que j’y ai échappé, hein), des jeux bien gores, des décalages horaires, des films amateurs et des mizéreux du 92.
Et puis, qu’on y trouve toi.
Je devrais écrire un roman, ou rien du tout, je devrais tout dire ou tout laisser en suspens, je devrais me taire, ou peut-être pas.
Je sais pas. Je sais souvent pas pourquoi je dis les choses, t’as remarqué ?
Enfin, une chose est sûre. Tu es loin.
Et j’ai froid.
“Qu’en des termes galants ces choses-là sont dites”, La Prépa Pour Les Nuls #7
Si vous me venez voir au jardin où j’habite
En ce lieu désolé où toujours j’ai vécu
Vous trouverez le corps d’un guerrier invaincu
D’un vaisseau dérivant dont vous serez la bitte.
Certes il est délicat pour un bon cénobite
De ne pas dévoiler que je suis convaincu
Car à penser à vous je finis dans un cul
De sac. Vous êtes lune et je suis votre orbite.
Si vous me venez voir vous pourrez me réjouir
Et dans mes bras câlins je pourrais vous enfouir
Ou faut-il malheureux que de loin je vous serve ?
Par des mots sur ce corps si charmant que je bourre
De trop d’intentions, je vous prends à rebours
Pour me faire pardonner, vous pourrez voir ma verve.
Mulier Saga Gallinulaque sua scribuerunt.
*On remarquera que la rime est riche.*
A la demande générale…
… la demande générale se réduisant actuellement à un commentaire d’histoire, voilà le récit endiablé d’une nuit… parisienne, on va dire parisienne.
Bien, vendredi dernier, qui se trouve être hier soir, la classe de HK2 du lycée des connards d’en bas se retrouvait libre (!), puisque, malgré ses tentatives, le prof de latin n’avais pas réussi à nous mettre de devoirs pour le ledemain matin.
Les trois de nos tarées nationales qui ne vivent pas au couvent, encore que, j’ai nommé Mathilde, Camille et moi, se retrouvent donc chez la grand-mère de cette avant dernière (!) laquelle regardait la télé dans une chaise de jardin, afin de fêter dignement la chandeleur, en compagnie de Clara, qui s’était paumée là, et d’un nombre dérisoire de bouteilles de cidre.
Après avoir apris à Mathilde à quoi ressemblait une crépière, et à Camille que les crèpes doivent être retirées du feu AVANT combustion complète, nous nous mettons en route.
Mais pour quoi-t-est-ce ?
Nous nous dirigions, ce soir-là, cers le Studio Galande, rue Galande, dans le quartier latin, pour assister au Rocky Horror Picture Show. Le film ? Ouais, mais pas seulement.
Nous arrivons devant le cinéma, où des êtres ma foi fort souriant, dont un jeune homme en bure noire, nous accueillent, nous vendent des places, nous demandent où nous voulons aller (“Allez, venez au premier rang, ça nous ferait plaisir… “), et nous indiquent une épicerie afin d’y acheter du riz, épicerie qui eut le don de réveiller le nanisme d’une Mathilde scandalisée d’un pareil prix pour un paquet de riz dont l’utilisation n’était pas évidente.
Quelques temps plus tard, à 20h en fait, nous entrons dans le restaurant, non sans passer devant une jeune fille en tailleur mauve à l’air… euh… lubrique, et une soubrette en bas résille, qui tenta subrepticement de scalper Camille dans le but fallacieux de lui piquer sa chouquette. La vile.
Avez-vous déjà fait des batailles d’eau et de riz dans un cinéma ?
Avez vous déjà traité Janet Weiss de “suceuse d’éléphant” ?
Avez-vous déjà vu Mathilde, rebaptisée pour l’occase en Marie la Vierge, se faire violer pas un blondinet en slip doré ?
Avez-vous déjà vu Camille se faire violer, elle aussi, tiens, par une soubrette en porte-jarretelle et à coup de sèche-cheveux branché sur air froid ?
Avez-vous déjà vu un film qui réussisse à réunir des tanssexuels, des extraterrestres, Franckenstein, une comédie musicale, un trouduc, et des porte-jarretelles ?
Avez-vous déjà mis de l’argent dans le corset d’une Colombia qui remplit son 95 C ? (euh, non, ne répondez pas à cette question)
Si vous arrivez à cocher toutes ces cases, c’est que vous savez de quoi que j’cause. Sinon, au boulot !
