(Très) Brève.
Vous vous en foutez, mais je suis 16ème sur 47 (on est bien 47 ?). Voilà.

Beauté ordinaire.
Selon mon père, Michael Douglas est d’une beauté ordinaire. Passons sur l’acteur, de toute façon, je m’en fous, ne sachant pas à quoi il ressemble. Tiens, idée, ça, je vais essayer de trouver une photo pour illustrer mon article. Pour changer, hein.
Enfin, c’est pas la question, Michael Douglas, je m’en bats… l’oeil. Non, la question, elle est dans cette expression, dans ce mot de beauté qu’on emploie à tout bout de champ, et qui ne signifie pour nos yeux blasés que “joliesse”.
Y a-t-il vraiment une beauté ordinaire ? Je veux dire, une beauté qui ne nous fait rien, à part qu’elle nous est agréable ?
Non, non, il n’y a de beauté que celle qui nous frappe, que celle que l’on désire. Il n’y a de beauté que celle qui, comprenne qui pourra, nous donne cette envie de se mettre, littéralement parfois, à genoux devant.
Il n’y a de beauté que celle qui contraste, il n’y a de beauté que celle que nous ne doutons pas d’avoir vue, il n’y a de beauté que dans celle qui nous fait douter du reste.
Il n’y a de beauté que dans le monde, il n’y a de beauté que dans l’autre, il n’y a de beauté que dans notre lien à la vie, à l’extérieur, à nous-même.
Il n’y a de beauté que dans l’honnêteté de notre regard.
Il n’y a de beauté que celle qui nous fait toucher le présent, il n’y a de beauté que celle par laquelle nous nous sentons vivre, il n’y a de beauté que dans la sensation d’être-au-monde.
Il n’y a de beauté que dans cette sensation magnifique de s’envoler, de sentir son coeur battre, de sentir le sang gonfler ses veines, de sentir la vie dans nos poumons.
Il n’y a de beauté que dans cette première respiration.
Surtout, je crois qu’il n’y a de beauté que si nous la voulons.
A nous de jouer.
Pour ce qui est de Michael Douglas, jugez par vous-mêmes. Moi, je vous l’ai dit, honnêtement, je m’en fous.

Ah, au fait, histoire que vous ayez VRAIMENT peur…
Votre score est de 221 point(s). : 221 Pourcentage de réponses positives : 63 % Réponses positives sur les boissons : 60 % Réponses positives sur les drogues : 16 % Réponses positives sur le sexe : 83 %
Commentaires : Vous vivez votre vie à fond les bananes sans
peur du lendemain !
(Un score qui vous donne le droit de clamer votre impureté
à l'assistance ) Pour votre information, le score moyen obtenu pour votre âge (18 ans)
est de : 0
le test
Exercice de style.
Je ne parlerai pas de ces jeunes aux velléités révolutionnaires, qui espèrent changer le monde et qui bouffent au MacDo, parce que c’est pas cher, et qu’ils n’ont pas d’argent.
Je ne parlerai pas du petit Mussolini qui nous attend au tournant, juché sur ses talonettes, la matraque ou le billet de charter à la main.
Je ne parlerai pas de la Sainte Vierge (ou pas) dont il ne faut pas critiquer le Joseph, si out soit-il, sous peine de sanctions immédiates.
Je ne parlerai pas du désespoir qui m’envahit quand on prononce le mot “gauche” à côté du mot “unité”.
Je ne parlerai pas de ce type dans le rer, qui remâchait entre deux relents de bière que la jeunesse ne se révolte plus parce qu’elle est bien contente, et je ne dirai pas à ctte épave que si les “jeunes”, comme il dit, ne s’occupent plus de la politique, c’est parce qu’ils ont tout fait pour nous faire comprendre que tout espoir était vain.
Je ne parlerait pas de Chirac, qui pollue mon espace vital, qu’il retourne dans son Elysée, le Luxembourg et le Panthéon, c’est chez moi.
Je ne parlerai pas du froid qui me saisit quand je me souviens que tu es loin.
Je ne parlerai pas de mon sourire.
Je ne parlerai pas des soldes, surtout pas, parce que bon.
Je ne parlerai pas d’Eglantine, qui feuillette, et qui veut son exemplaire de Blanche Neige et les Sept Punks.
Je ne parlerai pas de mes doigts, qui refusent de m’obéir.
Non, je ne parlerai pas de tout ça.
Définitivement.
Une petite mise au point s’impose, je crois.
Voilà, je croule en ce moment sous les remarques du genre “c’est vachement cruel pour Vincent, ce que tu as fait dans l’article sur Hadrien”.
Vous me connaissez, pourtant, je ne suis pas cruelle, je ne fais jamais de mal aux gens que j’ai aimé, que j’aime, ou que je pourrais aimer. L’amour, chez moi, ça passe par un pacte de non-agression.
Comment avez-vous pu croire que je ferais souffrir Vincent, exprès, comme ça, par vengeance ?
Je n’ai fait aucun mal à Vincent (ce qui n’est, soit dit en passant, pas réciproque, n’est-ce pas nounouille ? enfin, l’affaire est close). Jamais.
D’ailleurs, relisez l’article, et la seule chose que vous trouverez, envers Vincent, c’est de la tendresse, de l’amour pour cet imbécile qui a partagé ma vie, de l’amitié. Et de la confiance.
Auto-exégèse : Qu’ai-je dit, dans ce fameux z’article, pour que ça lève de bouclise (ou d’épée vorpale pour certains) à ce point dans les chaumières ?
J’ai dit : “Je voulais écrire un article sur toi, Vincent. Mais finalement… Finalement, c’est à un autre “toi”, que je veux écrire. Parce que c’est dur d’écrire sur Vincent, et parce que mes doigts me démangent de Hadrien, alors bon, j’écris.“
Voilà, j’ai écrit ça. Ca veut dire quoi, selon vous ? Que “ouais, de toute façon, je t’ai remplacé, alors tu m’interresse plus” ? Non, mais, franchement, vous m’avez regardée ?
Ce que ça veut dire, ces quelques mots, ça veut dire que je ne peux pas dire de toi, Vincent, que l’histoire est finie, parce que tu restes mon premier amour, et que j’ai toujours un tel lien de tendresse envers toi… Notre amour est bel et bien fini, mais ce qui nous lie est toujoirs extrêmement fort. Et c’était presque impossible, pour moi, d’écrire sur toi à ce moment-là.
Pourquoi j’ai écrit sur, et à Hadrien, alors ? C’est ça qui vous scandalise ? Que je sois capable d’aimer si vite, si fort, et en plus, sans respecter ce fameux deuil, et que je le dise en plus, c’estça qui vous pose problème ? Je comprends. Mais pas vous. Si j’aime, maintenant, si j’ai la force d’aimer, c’est parce que Vincent m’a donnée cette force. Il m’a fait le plus beau cadeau qui soit : le courage, la force, et la confiance. Pourquoi voulez-vous tout salir ?
Vincent, mon ancien amour, mon tendre amour, ce n’est pas parce que je n’ai pas porté le deuil longtemps que je ne l’ai pas porté, et ce n’est pas parce que j’aime, que je ne l’ai pas aimé de toute mon âme, comme je n’aimerai plus jamais parce que ça ne se refait pas.
Et pourtant, maintenant, c’est pour un autre que mon coeur bat, oui, déjà, et alors ? Si je le dis, si je le mets dans un article sur Vincent, c’est par respect, et pour le remercier de cette amitié qu’il me témoigne, et de cette relation que nous avons maintenant. De la confiance qu’il me porte, de celle que je lui témoigne.
Continuons, j’ai donc dit aussi : “Je suis heureuse toute seule, maintenant. Enfin, pas si toute seule que ça. Disons que je suis heureuse sans toi, Vincent (faut que je règle cette habitude d’écrire aux gens directement), et que, si ça a fait mal, maintenant mon amour est doux et tendre, et puis tu es un nouille, mais tu vas vite t’en rendre compte. Et je veux que tu sois heureux.”
Là, va faloir que vous m’expliquiez ce qui fâche.
Vincent, maintenant, c’est à toi que je m’adresse. Tu l’as vu tout de suite,toi, que c’était un remerciement, un merci pour tout ce que j’ai vécu avec toi, un merci pour m’avoir fait ce cadeau qui me donne envie de pleurer quand j’y pense par sa beauté : tu m’as donné la force d’être heureuse sans toi. Tu m’as fait un cadeau désintéressé, magnifique, et moi je te remercie. Pourquoi veulent-ils tout salir ? Je veux que tu sois heureux, Vincent, parce que l’amour que j’ai pour toi est, et n’est pas près d’arrêter. Et si ce n’est plus le même, après tout, c’est la vie.
Vincent, merci pour ton amitié, ton amour, merci pour ce que tu m’as donné, merci aussi pour ta confiance, et pour n’avoir vu dans mon article que ce qui y était. Merci pour ne pas les avoir écoutés.
Hadrien… Non, Hadrien, mon indéfinissable, je préfère me taire. Tu es loin, c’est tout.
Nuit ?
Dans la ville, la nuit n’est jamais noire. Elle est grise, ou brune, grise d’espoirs à demi-effacés, presque oubliés, douleurs de ne pas vivre, brune de sang et d’ordures, brune de lumières criardes qui se fondent en rien sur le ciel trop bas.
Il n’y a pas, il ne peut pas y avoir d’étoiles, dans la ville. Il y a la lune, désabusée, témoin de trop de chose, qui ne sourit que rarement d’un sourire triste et tendre, d’un sourire voilé par la lumière grise ou brune de la ville fatiguée.
Dans la ville, la nuit n’est jamais calme. Elle est bruyante, ou inquiète, bruyante de tous ces cris de désespoir, humains, animaux, mécaniques, tous ces cris de solitudes qui sont autants d’éclats de rire, à moins que ce ne soit l’inverse, après tout, bruyante des hurlements de ces sirènes lasses de trop de violence ordinaire, violence à soi, violence aux autres. Ou alors, elle est inquiète, la nuit, elle écoute derrière elle pour être sûre que personne ne la suit, elle sifflote pour qu’on ne se rende pas compte qu’elle a peur, pour ne pas se rendre compte qu’elle a peur.
Dans la ville, la nuit n’est jamais belle.
Sauf dans nos yeux.

Le Zerrchou, La Prépa Pour Les Nuls #6
Oyez, Oyez, braves gens, ici sont les sujets estampillés Zerchou, tous EFFECTIVEMENT tombés. Histoire que vous sachiez ce qui vous attend (ou, le cas échéant, ce à quoi vous avez échappé).
Dissert :
- “Un penseur américain du nom de Sylvester Stallone a dit “La loi, c’est moi”. Qu’en pensez-vous ? “
- Ni Dieu, Ni Maître. (slogan anarchiste)
- La Révolte.
- “C’est plus fort que moi.” Cette expression s’applique-t-elle à la passion ?
- Je vous passe le sujet du KB, il est trop chiant.
- Au nom de la loi…
Khôlle :
- Le Journal Intime.
- La feuille de vigne.
- La première fois.
- Le sexe des anges.
- La main (caro, je veux l’intitulé exact)
- Oui.
- Non.
- La mort donne-t-elle sens à la vie ?
- A suivre, j’attends vos expériences
Stairway to Heaven
Il y a la musique de Led Zeppelin.
Il y a une guitare, quelque part.
Il y a de l’ombre, partout, sauf sur mon visage.
Il y a des bras, juste un peu trop loin pour que je m’y jette.
Il y a de drôles de moments.
Il y a Rousseau, qui reste fermé sur mon lit.
Et ce Zeppelin, qui veut pas s’arrêter de chanter…
Ze Sonnet, La Prépa Pour Les Nuls #5
Monsieur Aumondieu : Vous écrirez un sonnet classique, BIEN BIEN classique, sur le thème suivant : Un animal de votre choix déclare son amour à un autre animal de votre choix.
On est pas rendus.
Sire, pardonnez-moi si je suis si petite
Et que je viens troubler une telle valeur
Mais d’être ridicule est un si vain malheur
Mon amour affolé efface que j’hésite
Seigneur, ralentissez, vous allez bien trop vite !
De votre corps puissant, je n’ai pas a grandeur
Et quand même vous êtes si bien dans mon coeur
Je suis une souris, c’est au sol que j’habite
Seigneur, écoutez-moi, entendez mon appel
Vos si grandes oreilles me sont négligeantes
Je dis que je vous aime est vous restez de gel
Seigneur, attention ! De vos pattes géantes
Vous m’écrasez, moi qui vous voulais pour amant
Ah Dieu ! Pourquoi me faire aimer un éléphant !
J’avais prévenu.
(J’ai réussi à caser Dieu, z’avez vu ?)

