Si vous voulez mon avis, bien des gens ne sont purs que faute d’occasion. Sauf Clara, bien sûr, qui elle est VRAIMENT PURE, mais ça, hein…
Je suis la douce enfant, si sage et si discrète
Fillette qui jamais ne déçoit ses parents
La modeste qui ne défait pas ses rubans
Mais allez savoir ce qui passe dans ma tête
Vous me trouvez charmante lorsque je rougis
Parce qu’on me murmure de beaux compliments
Des phrases bien tournées, des bouquets de lys blanc
Mais peut-être est-ce le magnolia que j’envie
Assise dans ma chambre, devant mon bréviaire
Je rêve peut-être à de sombre phalanstères
Et mon regard perdu n’est pas forcément pur
N’ai jamais vu, jamais touché, jamais senti
Je rêve, qui sait, aux tourbillons de la nuit
Peut-être est-ce cela qui me pousse à la bure.
La Prépa pour les Nuls, #1.
Bon, à la demande générale (oui, je persiste à considérer les demandes Astridiennes comme des demandes générales, sinon on s’en sort pas) : petit cours sur la vie de préparationnaire au Lycée-des-connard-d’en-bas-da-laMontagne-Sainte-Geneviève par opposition au Lycée-des-connard-d’en-haut-la-Montagne-Sainte-Geneviève.
Bon, résumons.
1. Du boulot
2. De la fatigue.
3. Des fous-rires hystériques engendrés directement par les deux premières propositions.
*pause-repas et révision*
Bon, je disais ?
Ah, oui, la prépa. Ben, pas encore de Khôlle, et j’ai eu jusque là la chance d’avoir un planning correct, avec au moins dix jours entre chaque khôlle, donc, bon, ça va.
Pour ce qui est des devoirs, ça a commençé, d’ailleurs, ça se voit : j’ai une dissert d’histoire pour mercredi, donc je mets mon blog à jour. Logique imparable. Sans oublier les 70 pages de latin à savoir par coeur pour demain. Pffffffffffffffff.
En tout cas, je suis pas (encore) la dernière de la classe. C’est déjà ça. Quant à toi, Astrid, tu me manques. Je sais pas, ton sourire me manque, c’est con, hein ? Et puis ta présence.
Et puis, tant que j’y suis (je sais, c’est ma phrase préférée, en ce moment), tu remarqueras Hadrien que j’ai tout réparé (enfin… Je crois.). *tirage de langue*

C’est l’heure des règlements de compte, nyark.
Ben vous savez quoi, mes enfants ? Je suis fatiguée. J’m'y attendais, mais ça n’a pas changé grand chose. Enfin, si, j’ai pas encore craqué. Plus le temps passe et plus je pense que je ne craquerai pas. En général, j’me connais bien.
Cela dit, c’est… Intense. Ouais, on va dire intense. Mes amis, j’ai besoin de vous : sortez moiiiiiiiiii !!!!!!!
Bon, déjà, vendredi soir, la crémaillère de Laure, au fait, tiens, pendant que j’y suis, Laure, Merci, merci pour se moment tout plein de soleil, à la terrasse de ce troquet latin (si, si, y’en a encore. Un.). Merci pour la douceur de ton sourire, et aussi pour la sensation délicieuse d’être en retard, et de n’en avoir que faire. Merci pour tout, et rien que pour ce moment, je risque de te faire chier encore longtemps, la belle.
Bon, quitte à balancer les gens, merci pour la merveilleuse (et difficile à rattrapper sur le plan scolaire) surprise d’hier, merci, mes douces, merci, Clara et Eléonore, merci. Merci pour ce moment, cette bouffée d’oxygène, et ce plaisir fugace et puissant d’être avec d’Autres. Merci à vous, pour être là, légères comme des plumes, merci pour votre sourire, et merci, pour être là, présentes, plus que des épaules, vous êtes l’amour, le courage. Merci.
Et enfin, merci à toi, mon ange, parce que tu es ma force, mon courage, mon repos. Parce que sans toi je n’en serais jamais arrivée là, parce que sans toi je serais dans une pièce à jamais blanche et mon esprit serait vide,vide. Je t’aime.
Je vous aime.

Drôle d’ambiance, le RER le matin.
Il fait chaud. Lourd. J’aisoif. Un goût pâteux dans la bouche, désagréable, nauséeux. A en voir la tête des gens autour de moi, je ne suis pas la seule. Ce goût, c’est celui du sommeil, du mauvais rêve dont je ne me suis jamais souvenue, de la moiteur de la nuit, les muscles crispés au réveil, mal aux phalanges d’avoir trop serré mes draps. Pas faim. Jamais faim à cette heure-ci.
Il a raison, le poëte, car c’en est un, “le métro a ceci de joli qu’on y voit le jour comme en pleine nuit”. Ouais, il a raison. Ce type, là, épuisé, ces cernes, est-ce parce qu’il n’a pas dormi encore, ou pas asser toujours ? Est-ce le matin ou le soir? La journée, devant ou derrière moi ? Dans ce RER de banlieue qui gigote vaguement sur sa voie grasse, je ne sens qu’une chose : la fatigue. Tous, épuisés. Ou peut-être que c’est la mienne, de fatigue, que je vois, un voile entre moi et les autres.
Je sors. Enfin. Immobile sur l’escalator. Un frisson. Tiens, fait froid, j’aurais pas cru. Je lève les yeux vers le trou béant, au-dessus, et je n’arrive pas à savoir si le ciel est gris ou irrémédiablement bleu. Je sais pas non plus lequel des deux je préfèrerais.
Il fait bleu. Un bleu pur, presque blanc de lever du jour. Le soleil point, derrière la Panthéon. Merde.
Bonjour ?