A quoi bon ?
Il est un peu avant 22h. Il fait un peu froid, dans ce petit village de montagne, et le ciel est chargé de pluie. La place est presque déserte, on attend le feu d’artifice au bord de la rivière, en contrebas. Tout le monde y est.
C’est fête, ce soir, mais là, tout de suite, la place est presque vide.
Le marchand de barbapapas, bedonnant, l’air bon-vivant, celui du grand-père qui vit ici à l’année et attend avec impatience ses petits-enfants afin de pouvoir faire avec eux des gâteaux, des bonbons, le marchant de barbapapas a profité de l’accalmie pour aller se chercher un hot-dog frites au stand d’à côté.
La place baigne dans la musique, un quelconque véry best of Bob Marley qyu provient de la sono, là-bas, sur la scène. Tout à l’heure, les musicos qui font la tournée des fêtes de village pendant l’été et bossent au supermarché l’hiver feront danser des grand-mères et des enfants. Ils goûteront un peu le plaisir de jouer de la musique, de se sentir importants, avant de retourner à leurs chefs de rayon et à leurs frustrations. Pour le moment, ils attendent, le chanteur planqué dans son camion-coulisse, les musiciens et l’éclairagiste boivent une bière. L’un deux fume, je vois le ruban s’enrouler entre ses doigts.
Deux ou trois gamines, trop maquillées, attendent nerveusement le début de la soirée. Un ou deux mecs un peu alcoolisés, des jeunes scooterisés les draguent vaguement. Elles se sentent rebelles, avec leur Smirnoff Ice à la main. La vérité, c’est qu’elles ont peur. Ca se voit dans leurs yeux. Mais de quoi ?
La grand-mère qui tient le stand des peluches, celui où l’on doit les soulever et les faire tomber dans le panier avec une griffe en métal savamment désserrée attend, l’air blasé. Son petit fils court partout sur la place après son ballon. Profites-en, petit. Profites-en.
Au loin, le feu d’artifice commende. Personne ne sursaute.
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Remettons-nous dans le contexte.
Il est 8h du matin. Nous venons d’être réveillés simultanément pas les cris d’un bébé et par le soleil qui vient de surgir de derrière la montagne (mais pourtant, tu étais bien derrière la montagne, non ?) et qui éclaire violemment la tente.
Oui, mon ange, c’est le matinnn ! Tu sais, le moment de la journée où tu te réveilles et où tu bois ton lait entier(tm) et où moi je te saoûle pour avoir du lait chaud.
Comment ça pas réveillé ?

Bon, alors voilà, cet article n’a aucun lien avec mes vacances…
… Mais je ne peux pas ne pas mettre cette photo, na.

D’abord parce qu’elle est trop choute. Voilà. Na. (je dis beaucoup “na” en ce moment)
Ensuite parce que la question du moment est “Je range les reliefs de mon dîner ou je fais un article sur Hadrien ? la flemme de ranger, ce sera donc l’article.”
Hadrien n’est pas un être normal. Hadrien a 17 ans, il connaît Desproges, il cite indifféremment Naheulbeuk et Survivaure. Hadrien est sur un forum où je suis aussi, sauf que moi j’ai une raison physique d’y être, alors que lui pas, il est juste là parce qu’il aime bien. (Nota : Le Forum)
Hadrien est un toulousain du 93, ou alors un 93ien de Toulouse, au choix, moi je commence à m’y perdre.
Hadrien est en train de me jouer de la guitare par micro interposé. Et il joue bien de la guitare. (héhéhéhéhé)
Hadrien est sympa, mais faut que je fasse gaffe à pas trop dire de trucs gentils sur lui, parce que sinon
1. il va le croire
2. J’en connais un qui va finir par être jaloux
Donc, bon, j’arrête. Tant pis pour toi, Hadrien.
Au fait, comment qu’ils s’appellent les z’animaux ?