Le Spookie. (Suite.)
Le Spookie.
*Voix de documentaire animalier*
Le Spookie est un animal à poils doux, qui se promène le plus souvent en solitaire, mais exceptionnellement, il peut arriver qu’on le trouve en double, lorsque son propriétaire est en couple avec un autre propriétaire de Spookie. Dans ce cas, comme pour des êtres humains, on parle qu’un couple de Spookies, mais ces relations entre Spookies sont souvent des relations à distances.
Sur cette photographie extrêmement rare, nous voyons deux Spookies en plein accouplement , euh, enfin, hum. Pouf pouf. Sur cette photographie extrêmement rare, nous voyons des propriétaires de Spookies, armés de leurs Spookies respectifs, s’embrasser (oui, je sais, vous l’aviez vu).

Et maintenant… La série des Spookies dans le métro !

Et encore bravo à Lindsay qui a fait preuve de tout plein de persévérance et qui est notre grande gagnate ! Pour la peine, tu ne mourras pas aujourd’hui dans d’atroces souffrance. ou alors ce sera pas de ma faute.
Apprendre à faire joujou avec Paint Shop Pro.
Je n’irais pas jusqu’à dire que je me débrouille bien, mais je m’ennuie, alors…

Et puis, les photos sont des photos de Lindsay, de ma belle, parce que c’est plus facile de faire de belles photos avec elle comme modèle…
Les mots alignés au hasard sont de moi, parce qu’il faut bien qu’il y ait quelque-chose de moi là-dedans.
Ah, oui, au fait… Merci, merci ma belle, merci pour cette journée et cette nuit avec toi, tu m’as tellement manqué, ça m’a tellement manqué de pouvoir prendre mon temps, de ne pas me dire, au moins pour une journée, que dans quelques heures je devrai te quitter.
Je suis heureuse de passer plus de temps avec toi ces derniers temps, avec un peu de chance, c’est la malédiction qui s’en va…
Et puis… Boarf, c’est qu’un photomontage, après tout…
It’s all a bittersweet day…
Là, devant moi, un homme entre deux âge aux faux airs de l’enfant qu’il n’a jamais pu être. Sa bouche forme une courbe parfaite, une courbe vers le bas. Il est bras croisés, dans son tee shirt émeraude.
A côté de moi, une vieille femme noire fredonne un refrain dans un murmure inaudible, un léger sourire mystérieux au coin des lèvres.
Derrière-moi, un enfant pleure. Sa mère tiens le bébé dans ses bras, lui chante une berceuse, le supplie tout doucement de se taire.
Un homme entre. Il boîte. Il mendie. Il vient d’ailleurs, un de ces ailleurs sordides qui ne passent plus aux journaux télévisés, qui ne sont plus à la mode.
Et moi, je suis heureuse, et je parviens à peine, par pudeur, ou peut-être par honte, à réprimer mon sourire. Je suis heureuse, amoureuse et entourée d’amour. Je suis accomplie. Et rien ne m’atteint. Je suis hors du monde, aujourd’hui.
Le mendiant tombe de n’avoir pas assez mangé.
La jeune femme épuisée hurle sur son bébé.
Un larme glisse doucement sur la joue de l’homme qui me fait face.
Imperturbable, la vieille femme chante. “Il n’y a pas d’amour heureux.”

“Je vais faire un jeu.” (Saw)

Celui qui devine quoi c’est, il a droit à un susucre. Voilà. C’est ça le jeu. Evidemment, ceux qui savent déjà, camembert (j’avais envie de dire “camembert”). Ah, et inutile de dire que je ne mettrai le reste de la série QUE une fois que j’aurai eu des commentaires. Na. A bon entendeur…
Cette photo nécessite une remise dans le contexte.

Ah, au fait, inutile de dire que je publie ces photos AVEC l’ACCORD de la propriétaire, faut pas déconner, et puis je mets les pas indécentes, faut pas déconner non plus, derechef, once again.
Oui, donc, la remise dans le contexte.
Ah, et j’ai pas dit non plus, pendant que j’y suis, que si ces photos sont passées du papier au numérique, c’est grâce à la bonne volonté et à la gentillesse de Yann et de son scanner, et que il en fallait, de la bonne volonté et de la gentillesse, parce qu’il y en avait un sacré paquet, des tofs.
Le contexte, le contexte, oui, je sais.
Au moment où j’ai pris cette photo, Eléonore regardait mon mur (couvert, deviné par quoi ? Oui ! des photos !) et était tombé sur une photo dont l’héroïne porte une capuche rouse (c’est pas moi, d’ailleurs vous allez tout de suite savoir qui c’est).
Donc, sur cette photo, elle est en train de s’écrier “morgaaaaaaaaane !” avec l’air attendri. Voilà pour le contexte.
(“Quoi, elle nous a fait chier pendant tout un article pour ça ?” Bah oui. Na.)
Eléonore, ma douce, n’a pas échappé à mon objectif, eh oui, faut pas rester dans ma chambre quand j’ai de la pellicule *sourire sadique*
Cette photo me fait beaucoup penser, et je ne suis pas la seule, à la Femme au perroquet de Courbet (Courbet ! je t’aime ! Courbet for ever ! Courbet gives me fever ! “Pourquoi tu peins des anges, tu sais même pas si ils ont un cul les anges, t’en as jamais vu !” (ceci est une citation véridique de Courbet à Millet, alors son élève)). La Femme au perroquet qui est letableau qui a valu le plus grand succès de courbet à l’époque, mais qui a aussi valu les insultes de Zola, fort vexé de voir le papa du réalisme pictural se mettre à donner dans le classique, mais Eléonore vous expliquera ça mieux que moi, hein, son exposé est moins vieux que mon TPE.

enfin bon, j’ai pris cette photo sans trop y penser, mais quand j’ai tenu entre mes doigts l’exemplaire papier la Femme au perroquet m’a sauté aux yeux, avec son geste gracieux du bras, son visage à l’envers, son regard, et, Eléonore, désolée de te le dire, mais tu es belle.
“Fondons nos âmes, nos coeurs, / Et nos sens extasiés” Verlaine
Je vais me voir obligée de me répéter : tu es beau.

Ces photos, au fait, on été dures à prendre. Parce que tous ceux qui connaissent un tant soit peu Vincent savent que dès qu’un objectif pointe le bous de son nez, il fait une tête assez déprimante. Il prend la pose, et mal en plus. j’ai été plus ou moins obligée de le prendre en traître. Enfin, peu importe, elles sont plutôt réussies, je trouve, et on voit sa beauté, sa douceur et son amour sur ces photos. Ca valait le coup.
“Mets ton front sur mon front et ta main dans ma main”… Verlaine
Tu as changé, Vincent, mon ange, depuis que nous sommes ensembles. Tu as grandi, tu t’es épanoui, de beau, tu es devenu magnifique et brillant, de doux tu es devenu charnel, que dire ? je t’aime, oui, encore, plus encore, tu es beau, tellement beau, et je suis heureuse d’avoir réussi à faire passer ça par les photos que j’ai prises de toi…
Je n’ai aucun mérite : je t’aime. Et tu es si beau…

